DANSE ORIENTALE

Bellydance

Danse orientale sur scène — photo 2.1

La danse orientale est considérée comme l’une des plus anciennes danses du monde. En effet, ses origines remontent aux premières civilisations Moyen-Orientaux. On l’appelle aussi "danse du ventre". Celle-ci est la dénomination donnée par les voyageurs occidentaux entre le XVIIIe et le XIXe siècle.

Alors qu’en Europe l’idéal esthétique était, à l’époque, emprisonné dans les corsets, ces voyageurs - se rendant pour la première fois dans les pays du Moyen-Orient - furent fascinés par la liberté des mouvements ondulatoires du bassin. C’est ainsi que, lors de la campagne d’Égypte de Napoléon, les Français ont inventé le nom de "danse du ventre".

Mais quelle est la véritable connotation de la danse orientale ? Les mouvements rotatifs et sinueux renvoient aux anciennes significations de la fertilité liées au culte de la déesse babylonienne Ishtar (Isis, pour les anciens Égyptiens). On dansait donc pour entrer en contact avec la divinité et établir un lien profond avec les rythmes de la nature, afin de favoriser une bonne récolte et une descendance nombreuse. La légende veut qu’Isis accordât fertilité, féminité et beauté aux femmes qui dansaient en son honneur. Elle possédait en effet le don de donner la vie.

La symbolique du ventre reste encore aujourd’hui liée à la fertilité et au sacré. Les mouvements fluides et sinueux de la danse orientale naissent, en effet, du ventre : symbole du mystère et du sacré.

BIENFAITS

Les bienfaits de la danse orientale

La danse du ventre, telle qu’elle est enseignée aujourd’hui à niveau technique, s’apparente à une gymnastique douce et apporte des bienfaits physico-physiques.

Sur le plan physique, on constate une amélioration de la circulation sanguine et un soulagement des douleurs vertébrales, tant au niveau lombaire que cervical. Grâce à la flexion quasi continue des jambes, les muscles des cuisses et des fessiers se tonifient, tandis que ceux des bras et du thorax se renforcent.

La pratique régulière de la danse orientale réduit les raideurs post-traumatiques, améliore la posture, sculpte le corps et le rend souple et tonique.

Bienfaits et pratique de la danse orientale — photo 2.2
Bienfaits et pratique de la danse orientale — photo 2.3

Sur le plan psychologique, les bienfaits obtenus sont souvent décrits en termes de libération des tensions, d’acquisition d’une meilleure conscience corporelle, d’un sentiment de renaissance et de redécouverte de la féminité.

Contrairement à d’autres types de danse, il n’y a aucune restriction liée à la morphologie ou à l’âge : un entraînement régulier suffit pour atteindre des niveaux satisfaisants au fil du temps.

GItan

Le style gitan

On doit sans aucun doute une grande partie de la diffusion de cet art aux populations nomades, qui partaient de l’Inde par voie terrestre vers l’Europe, jusqu’aux rives de la Méditerranée et de la Haute-Égypte. C'est ainsi qu'est apparue la figure de la danseuse ghawazi, généralement traduite par « gitane » : une artiste de rue qui se consacrait principalement à la danse, de ville en ville, en échange d'argent.

La figure d’Esmeralda, héroïne et danseuse du roman « Notre-Dame de Paris » de Victor Hugo, en est un exemple : une jeune gitane qui gagne sa vie en dansant dans les rues de Paris tout en jouant du tambourin. 

Eleonora a interprété cette célèbre pièce de théâtre lors d’un de ses spectacles de fin d’année, en présentant ainsi la danse Gipsy, un style caractérisé par des pas fiers et au rythme marqué, des jupes amples que l'on fait virevolter avec les bras et des pieds nus en contact étroit avec le sol.

Les danseuses ghawazi sont considérées comme les véritables gardiennes de la danse populaire égyptienne. Leur style, caractérisé par des mouvements énergiques et des costumes traditionnels décorés, a donné lieu à l’introduction des cymbales (sagat) dans la danse orientale.

Spectacle de danse gipsy — photo 2.7
Spectacle de danse gipsy — photo 2.8
RAQS SHARQI

La danse classique et la danse du voile

Danse classique et danse du voile — photo 2.10

C’est ce qu’on appelle communément la "danse de scène". Elle s’est développée dans la culture traditionnelle du Caire et incarne un style élégant, alliant mouvements fluides, précision technique et expressivité. Elle mêle tradition classique et évolutions modernes.

Le voile est un élément très important de la danse orientale classique et sa signification métaphorique remonte au culte de la déesse Isis, symbolisant l’impossibilité pour les mortels de percevoir pleinement sa présence en tant qu’être divin.

Danse classique et danse du voile — photo 2.11
Danse classique et danse du voile — photo 2.12
La danse de L'Amour

La danse aux ailes d’Isis

Ce style représente la danse de la déesse Isis qui, grâce à ses ailes, sauve son grand amour Osiris des griffes du maléfique Seth. Voyant son bien-aimé Osiris sans vie, victime de la ruse de son frère Seth, la déesse Isis se transforme en faucon et se pose sur lui pour l’aérer de ses grandes ailes, dans l’espoir de le ressusciter. La danse aux ailes en incarne la signification mythologique, c’est pourquoi on l’appelle aussi "la danse de l’amour".

Danse aux ailes d’Isis — photo 2.13
Danse aux ailes d’Isis — photo 2.14
Danse aux ailes d’Isis — photo 2.15
RAQS AL SAYF

La danse du sabre

Au Moyen Âge, des femmes d’une beauté extraordinaire étaient achetées au marché aux Esclaves ou enlevées comme butin de guerre, puis emmenées dans les palais des riches seigneurs, califes, sultans et marchands fortunés. Les esclaves danseuses jouissaient d’une plus grande liberté par rapport aux autres femmes, qui s’occupaient des tâches ménagères. Elles se produisaient ainsi en danses et en chants et, au cours de leurs spectacles, il leur arrivait de s’emparer des épées des gardes présents et de les placer en équilibre au-dessus de leur tête, réaffirmant ainsi métaphoriquement la liberté de leur âme.

Les épées posées au-dessus de la tête, elles continuaient à danser sans crainte, exprimant ainsi cette idée : « toi, qui contrôles ma vie, tu ne pourras jamais posséder mon âme ». Une autre légende raconte comment les ghawazi utilisaient les épées pour divertir les soldats napoléoniens, en les maintenant en équilibre sur leur tête ou sur d’autres parties de leur corps. À travers leurs danses, elles diffusaient un message selon lequel l’épée doit être utilisée pour le bien et non pour l’agression. La danse à l’épée est donc à la fois un symbole de liberté, de justice et d’équilibre.

RAQS BALADI

Le baladi

Le terme « baladi » signifie « de mon pays » ou « de ma patrie ». Il s’agit d’un style populaire égyptien, ancré dans la terre et caractérisé par des mouvements proches du sol. Il est né au début du XXe siècle au Caire, lorsque les habitants des campagnes ont commencé à s’installer en ville. Il allie la musique traditionnelle des villages aux sons de la ville. Il laisse une grande place à la liberté et à l’improvisation.

Baladi — photo 2.19
Baladi — photo 2.20
Baladi — photo 2.21